Alors qu’un nouveau rapport du cabinet
d’études PLIMSOLL nous révèle qu’Outre-Manche les cadres dirigeants des
entreprises leaders agroalimentaires restent à leur poste en moyenne 1 an et
qu’il y a eu le chiffre record de 589 nouveaux cadres dirigeants dans les 500
plus grandes entreprises en 2007. Plusieurs questions sont soulevées.
Au niveau global :
Quel est l’impact réel de ces turn-overs dans la santé financière des
entreprises ? Si les coûts de recrutement et de séparation sont facilement
identifiables, les coûts cachés sont souvent mal estimés et fragilisent les
entreprises.
Au niveau des entreprises :
Le développement durable des entreprises peut-il se passer d’une gestion attentive des talents ? Si les outils de gestion prévisionnelle des emplois et compétences ont envahi les grandes entreprises, leur utilisation au sein des comités de direction est souvent limitée.
Au niveau des cadres dirigeants :
Quelles sont les réelles conditions d’épanouissement dans le travail ? Prendre le temps pour se retirer et se poser cette question ne peut que permettre à ses propres talents d’éclore.
Ainsi dans un contexte de pénurie où les grandes entreprises se sont lancées dans une chasse aux « Hauts Potentiels », le plus difficile ne sera certainement pas de les trouver mais bien de trouver les solutions pour les manager et les fidéliser…